> Portail des langues
Textes
Accueil
Textes
Circulaire de rentrée 2017Plan de rénovation LVECarte des languesLangues et cultures régionalesSocle communProgrammes des cycles 2, 3 et 4Cycles 3 et 4 : organisationDNBVoie professionnelleLycéeSections binationales et internationalesConcours généralBaccalauréat GTBTSCPGEAcadémieInspectionMissions du professeur
Contenus et pratiques d'enseignement
Mobilité(s)
Manifestations & Projets
Professeurs
Ressources
Portail des LanguesTextesLycée > Cycle terminal STHR

Série Sciences et technologies de l'hôtellerie et de la restauration (STHR) Programme de langues vivantes du cycle terminal de la série STHR

C'est officiel

B.O. n°11 du 17 mars 2016

Annexe 5
Programme de langues vivantes du cycle terminal de la série STHR

Préambule

Le programme de langues vivantes du cycle terminal de la série sciences et technologies de l’hôtellerie et de la restauration s’inscrit dans la continuité du programme de la classe de seconde. Parce qu’il est le lieu et le moyen d’une confrontation à une manière différente d’appréhender et d’exprimer le monde, l’apprentissage d’une langue vivante contribue à la formation générale et technologique de l’élève pour en faire non seulement un individu autonome et capable de recul critique, mais aussi un citoyen ouvert sur le monde.

Le programme a pour objectif de :

-  contribuer à la formation intellectuelle et à l’enrichissement culturel des élèves ;
-  favoriser la connaissance des patrimoines culturels des aires linguistiques étudiées ;
-  susciter le goût et le plaisir de la pratique de la langue ;
-  donner confiance pour s’exprimer ;
- former les élèves à identifier les situations de communication, les genres de discours auxquels ils sont exposés et qu’ils doivent apprendre à maîtriser ;
-  favoriser le développement d’une capacité réflexive ;
-  développer l’autonomie ;
-  préparer les élèves à la poursuite d’études et à la mobilité professionnelle.

Il prend appui sur le Cadre européen commun de référence pour les langues (CECRL) élaboré par le Conseil de l’Europe et vise à développer l’autonomie de l’élève dans la pratique des langues vivantes dans les activités langagières suivantes :
-  réception :
compréhension de l’oral
compréhension de l’écrit
-  production :
expression orale en continu
expression écrite
-  interaction orale.


En fin de classe terminale technologique, le niveau de compétences visé est :
-  pour la langue vivante 1 (LV1) : B2 (utilisateur indépendant – niveau avancé)
-  pour la langue vivante 2 (LV2) : B1 (utilisateur indépendant – niveau seuil)
-  pour la langue vivante 3 (LV3) : A2 (utilisateur élémentaire – niveau intermédiaire)

Chaque niveau du CECRL renvoie à un descripteur de capacités présenté en fin du programme (cf. annexe) selon chacune des activités langagières mentionnées ci-dessus. Les descripteurs identifient ce que l'élève doit être capable de faire dans la langue, au niveau correspondant. Ils permettent de faire le constat d’acquis et de besoins sur la base desquels il appartient au professeur de construire une progression ciblée des apprentissages.
Passer du niveau seuil B1 au niveau avancé B2 dans l'échelle du CECRL constitue un progrès important dans la maîtrise de la langue apprise. Si ces deux niveaux relèvent bien de celui de l'utilisateur indépendant, la différence qui les sépare représente un degré supplémentaire de complexité et d'autonomie que l'on peut résumer comme suit.

 

Au niveau B2, l'élève est capable :

- en réception :

  • de comprendre l'essentiel de messages oraux élaborés (débats, exposés, émissions radiophoniques ou télévisées, films de fiction ou documentaires) et de textes longs, sur une gamme étendue de sujets ;
  • de suivre une argumentation complexe énoncée dans un langage standard ;
  • d'effectuer un travail interprétatif qui va au-delà de l'explicite ;
  • d'identifier le point de vue du locuteur ;
  • de faire preuve d'un grand degré d'autonomie en lecture ;

-  en production :

  • de s'exprimer de manière détaillée et organisée sur une gamme étendue de sujets relatifs à ses centres d'intérêt ou à ses domaines de connaissance ;
  • de présenter, reformuler, expliquer ou commenter, de façon construite, avec finesse et précision, par écrit ou par oral,des documents écrits ou oraux comportant une information ou un ensemble d'informations, des opinions et points de vue ;
  • de défendre différents points de vue et opinions et de conduire une argumentation claire et nuancée ;

-  en interaction :

  • de participer à une situation de dialogue à deux ou plusieurs personnes, en s'exprimant avec spontanéité et aisance, y compris avec des locuteurs natifs ;

  • de participer à des conversations assez longues tout en réagissant aux arguments d'autrui et en argumentant.

 

Compte tenu de la diversité des profils et des parcours linguistiques des élèves, on peut, tout en consolidant le niveau de compétence attendu, amorcer déjà une progression vers le niveau supérieur. En enseignement facultatif de LV3, le professeur peut aussi viser un niveau supérieur à A2 pour certains élèves déjà munis d'un acquis qui ne les met pas en situation de vrais débutants ou pour ceux présentant une appétence particulière pour la langue apprise.

Le nécessaire dialogue entre les professeurs doit permettre de mieux prendre en compte la compétence plurilingue des élèves et d'établir des passerelles entre les langues, y compris le cas échéant en LV3 facultatif.
Les modalités d’évaluation de LV1, LV2 et LV3 facultatif sont définies par note de service.

Programme de langues vivantes de la série STHR (LV1, LV2, facultatif LV3)

Modalités organisationnelles

L’étude de deux langues vivantes est obligatoire dans cette série. L’une d’entre elles est l’anglais. La LV2 peut être une langue vivante étrangère ou régionale. L’élève a également la possibilité de suivre un enseignement facultatif de LV3, langue vivante étrangère ou régionale.
La construction de l’enseignement dans une perspective actionnelle permet de définir des situations de communication concrètes dans lesquelles l'élève met en œuvre des savoirs et des compétences acquis à la fois en langues vivantes et dans l'enseignement technologique.

Dans chacune des langues enseignées, cette perspective doit permettre, grâce à la mise en œuvre des différentes activités langagières, de construire un parcours d'apprentissage équilibré et cohérent. Le professeur aide les élèves à identifier et à mobiliser les stratégies, genres de discours et registres de langue les plus adaptés au contexte.

Outre cette approche, des démarches collaboratives entre les enseignants de langues (diagnostic, construction de progressions, entraînements, etc.) favorisent chez l’élève le développement de compétences linguistiques, pragmatiques et méthodologiques transférables d’une langue à l’autre.

Elles facilitent la mise en réseau des savoirs et la prise de parole de l'élève en continu et en interaction.

L'utilisation du numérique contribue à augmenter le temps d'exposition à une langue authentique, dans l'établissement comme au dehors. Elle permet d’exercer l'élève à la recherche de documents (texte, audio, vidéo) en relation avec les contenus culturels véhiculés par la langue du ou des pays étudié(s) et, par le recours aux outils appropriés, d’accroître son aisance à communiquer à l’écrit et à l’oral. L’usage du numérique peut également s'avérer utile pour évaluer les compétences des élèves et assurer un suivi de leurs progrès.

L’enseignement des langues vivantes est de nature à encourager la mobilité vers d’autres régions ou pays notamment à la faveur de la période de stage. Cette mobilité peut être préparée par le recours au numérique, mais aussi par des échanges à distance avec des établissements étrangers (sous la forme de partenariats eTwinning, par exemple). Il convient d’intégrer ces activités au projet d’enseignement.

L’enseignement facultatif de LV3 offre à chacun l'occasion d'élargir son répertoire linguistique dans une palette diversifiée qui fait toute leur place aux langues moins présentes en LV1 et LV2.
Par le développement du plurilinguisme, il donne les moyens d’une plus grande mobilité et d’une plus grande adaptabilité dans un monde globalisé. Il peut prendre appui sur l’intérêt personnel de l’élève, déterminé par ses acquis scolaires antérieurs, parfois par son histoire familiale, ou par sa curiosité intellectuelle. Il s’adresse à un public qui a acquis au cours de sa scolarité :

-  des connaissances sur le fonctionnement des langues ;
-  des stratégies d'apprentissage et des méthodes de travail ;

-  une plus grande maturité qui le pousse à s'intéresser à des aspects plus diversifiés de la langue et de la culture qu’il étudie.

Contenus d’enseignement

Les contextes d’usage de la langue étudiée sont prioritairement dictés par l’entrée culturelle des programmes des séries générales et technologiques parus au BO spécial n°9 du 30 septembre 2010 : « Gestes fondateurs et mondes en mouvement ». Cette entrée est structurée autour de quatre notions :

-  mythes et héros ;

-  espaces et échanges ;

-  lieux et formes du pouvoir ;

-  l’idée de progrès.

Dans la mise en œuvre de ces notions, les enseignants de langues vivantes prennent appui sur les objectifs et les contenus d’enseignement des programmes technologiques de la série.
Dans les choix qu’ils opèrent ainsi, ils veillent à faire une part importante à l’histoire et aux cultures dont les langues sont porteuses. Au moyen de documents authentiques de toute nature (textes, documents iconographiques, audio, vidéo, etc.), contemporains ou antérieurs, ils offrent une entrée concrète et circonscrite dans la notion. Ces documents sont le point de départ d’un travail d’analyse. Ils fournissent aux élèves des éléments de contextualisation et de réflexion qui leur permettent de mieux appréhender, dans la langue et la culture de référence, les enjeux relatifs à la série.

Figurent ci-dessous divers exemples de croisement dont les professeurs peuvent s’inspirer. Ils veillent sur l’ensemble du cycle terminal à construire un itinéraire cohérent et structurant et à ménager une complexification croissante dans leur déclinaison de ces croisements.

Mythes et héros

Les grands chefs d'hier et aujourd'hui. La médiatisation des chefs.

Les grands mouvements culinaires : traditions culinaires, repas traditionnels, etc.

Construction et déconstruction des représentations : le mythe de la bonne cuisine, produits alimentaires et identités culturelles, etc.

Palaces, hôtels et autres hébergements emblématiques.

Espaces et échanges

Mondialisation et généralisation des déplacements touristiques et professionnels.
Circulation des biens et des personnes : circuits d’approvisionnement, échanges de produits, influences culinaires mutuelles, évolution des tendances de consommation, etc.
Hôtels et restaurants, espaces de rencontre et d'échange des cultures : quelles interactions? Hôtels et restaurants dans leur contexte géographique et culturel (villes et campagnes, établissements à thèmes ou insolites, parcs d’attractions, chaînes internationales, etc.). Architectures de l'utopie : à quoi ressemblera l'hôtel de demain (espaces intérieurs et extérieurs)?

Lieux et formes du pouvoir

Produits locaux, produits bio, agriculture raisonnée, appellations : rapports de pouvoir entre acteurs du marché.
Le pouvoir de la parole et de l’image : critiques, guides, médias (communication publicitaire, e- réputation, etc.).

Le client : sujet ou objet du pouvoir ?
Les rapports hiérarchiques en milieu professionnel.
Grands groupes et indépendants : concurrence ou partage du marché ?

L’idée de progrès

Recherches scientifiques et gastronomie : expérience multi-sensorielle, cuisine avant-gardiste, etc. Avancées technologiques et équipements : nouveaux procédés, normes, modes de distribution, etc.
L’impact environnemental de l’établissement d’hôtellerie et/ou de restauration.

Concepts hôteliers et modes d’hébergement créatifs.
Modes de consommation et/ou de distribution : courants et contre-courants.

Enseignement technologique en langue vivante (ETLV)

Cet enseignement repose sur l’enseignement de sciences et technologies des services. Il est pris en charge conjointement par deux enseignants, un enseignant intervenant en sciences et technologies des services et un enseignant de langue vivante. Cet enseignement fait intervenir des démarches collaboratives entre les deux disciplines ainsi que des modalités d’organisation variées.

L’ETLV peut être enseigné dans la langue choisie au titre de la LV1 ou de la LV2. Cet enseignement est adossé uniquement à une langue vivante étrangère (si l’élève étudie une langue régionale au titre de la LV2, alors l’enseignement est adossé à sa LV1 qui est nécessairement l’anglais).
Les modalités d’évaluation de l’ETLV sont définies par note de service.

Activités

L'entrée par la discipline technologique doit motiver et enrichir le travail de compréhension et d’expression dans la langue vivante. Les activités proposées aux élèves et les productions qui en découlent n'en seront que plus concrètes et pratiques. La pratique de l’oral y est importante, mais prend appui sur un entraînement varié tant à l’oral qu’à l’écrit. Les ressources numériques, en permettant un accès aux documents authentiques, facilitent grandement l’entraînement à ces différentes pratiques aussi bien en compréhension qu’en expression.

Dans une pédagogie de projet, les situations d’apprentissage mettent en jeu les domaines propres à la spécialité et les spécificités culturelles de l’aire linguistique étudiée. Par un travail d’analyse (immédiate ou différée) en langue étrangère, elles donnent accès à la compréhension et à l’expression des concepts de la spécialité et rendent perceptibles aux élèves leur cheminement et leurs connaissances. Elles sont l’occasion de faire acquérir et utiliser de façon régulière un lexique fonctionnel et de développer des compétences socio-linguistiques et pragmatiques transférables d'une situation de communication à une autre.

page5image1248

Liste indicative d'activités de compréhension et d’expression

Au cours des deux années du cycle terminal, les professeurs veillent à varier la mise en œuvre des activités et à ménager une progression dans leur complexité.
Lire

-  comparer des textes, des documents et des supports ;

-  faire des recherches documentaires et en exploiter les résultats ;

-  développer l’appréciation personnelle et le jugement critique à partir d’un document.

  • Écrire

-  apprendre à élaborer des documents techniques (menu, carte de prestation, bon de commande, courriels, etc.) en vue de faire comprendre les codes qui les régissent ;

-  développer la capacité à préparer des résumés et des synthèses (compte rendu, résultats de recherche documentaire, note d'information, etc.) ;

-  entraîner à la transmission d’informations ;

-  fournir les outils pour entrer en communication avec un client ou un partenaire étranger ;

-  entraîner à l’écriture par des exercices d’imitation ;

-  développer la capacité à argumenter et structurer son propos.

  • Écouter et parler

-  développer l’écoute de documents authentiques audio et vidéo courts et variés ;

-  entraîner les élèves à choisir les éléments lexicaux et syntaxiques pertinents pour la présentation de leurs propos en utilisant le registre de langue approprié à la situation et au public ;

-  initier au travail collaboratif à l’oral qui donne toute sa place à l’interaction entre élèves et fait une place autant à l’écoute qu’à la prise de parole (animer des échanges collaboratifs autour d'une étude de cas, débattre face à une situation problème, etc.) ;

-  entraîner les élèves à prendre part à une interaction orale appropriée et constructive pour dégager les enjeux d’une situation, exprimer un point de vue, réagir et exposer des arguments (participation à une visioconférence, à une réunion préparatoire ou de bilan entre différents services, etc.) ;

-  entraîner à la conduite de communications téléphoniques diverses ;

-  développer la capacité à mémoriser et à restituer des éléments de discours consacrés (explication d’un menu ou d’une carte de prestation, description des mets, des boissons, relation client, etc.). 

MEN
accédez à  votre espace